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Note de tournage

Note de tournage

tournage1Tournage à Bruxelles : Ensemble Ictus, sous la direction de Georges-Elie Octors, juin 2011:

Les images de Kathleen Ferrier chantant le Das Lied von der Erde de Gustav Mahler sont les plus recherchées au monde. On m'avait dit, impossible de produire un film sur Kathleen Ferrier sans ces images. Je filmerai Kathleen Ferrier chantant le Das Lied von der Erde. J'ai donc offert à des musiciens le plaisir de jouer aujourd'hui avec Kathleen Ferrier.

A Bruxelles, le chef d'orchestre Georges-Elie Octors et l'Ensemble Ictus acceptent de relever le défi: ils accompagneront la voix re-mastérisée de Kathleen Ferrier chantant l'Abschied  (l'Adieu) du Das Lied von der Erde (enregistrement de 1952).

Marc Doutrepont réalise la remastérisation de sa voix. L'Ensemble Ictus et ses 13 musiciens jouent la partition de chambre arrangée par Arnold Schoenberg et Rainer Riehn. Pourront-ils créer la masse orchestrale nécessaire pour accompagner cette interprétation d'origine pour large orchestre symphonique ? Qu'en sera-t-il du diapason ?
 
Bruxelles, 26 juin 2011. En cette belle après-midi d'été, l'équipe de tournage belge se met en place, Etienne Carton de Grammont, directeur de la photographie, et Sébastien Tran sont chargés des images, Philippe Vandendriessche (César du meilleur son pour Séraphine) et Frédéric Briant (ingénieur spécialisé dans l'enregistrement de la musique classique) placent les micros dans la salle de répétition de l'Ensemble Ictus à Forest. Dès les premiers essais, les inquiétudes sont levées. Très vite, l'orchestre trouve ses marques et accompagne la voix de Ferrier, émise depuis un fichier digitalisé. Comme le percussionniste a peu à jouer, c'est lui qui, appuyant sur la touche de l'ordinateur placé devant lui, lance les entrées de la voix en suivant les signes du chef d'orchestre. Quand bien même plusieurs musiciens expriment leur frustration lorsque Ferrier ne répond pas à ce qu'ils lui proposent, Georges-Elie Octors soutient en fin de séance, qu'au cours des 23 prises Kathleen Ferrier ne chanta jamais deux fois la même chose !

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Tournage en Angleterre, en Ecosse, à Paris et à New York, juillet 2011 :

L'ingénieur du son Philippe Vandendriessche,  notre assistant et chauffeur pour l'occasion Les Rabinowicz, et moi-même quittons Bruxelles et rejoignons à Londres, John Davey, directeur de la photographie. John Davey est le fidèle collaborateur aux documentaires du légendaire Frederick Wiseman.

tournage3Ensemble, nous parcourons la Grande-Bretagne, d'abord le sud, de Londres à Brighton, en passant par Glyndebourne dans le Sussex. Nous voyageons ensuite vers le nord, Manchester, Bolton, Blackburn, ensuite le comté de Cumbria avec Silloth et Carlisle, proches de la frontière écossaise, et finalement Edimbourg en Ecosse. Quelques semaines plus tard, nous filmons à Paris.

 

Ian Jack

Ian Jack
© Philippe Vandendriessche

Notre périple commence avec Ian Jack. Il nous accueille chez lui dans une banlieue proche de Londres. Ian Jack est écrivain et journaliste d'origine écossaise, auteur d’une colonne hebdomadaire dans le Guardian. Ian Jack est l'ancien rédacteur en chef du célèbre magazine littéraire Granta. En 2003, il y publiait un article Klever Kaff - le surnom que s'était donné Kathleen Ferrier - qui fit grand bruit.  

Ian Jack est le premier à avoir eu libre accès aux archives privées de Kathleen Ferrier confiées par sa soeur Winifred Ferrier, la gardienne de sa mémoire, à la Kathleen Ferrier Society et déposée au Musée de Blackburn. De son article, émerge une femme fort différente des images glacées qui ornent les couvertures de ses disques.

 


Christopher Fifield à gauche et Maurice Leonard à droite

Christopher Fifield (à gauche) et Maurice Leonard (à droite)
© Philippe Vandendriessche

Maurice Leonard: À Glyndebourne et ensuite chez lui à Brighton, nous filmons des entretiens avec Maurice Leonard, auteur de The Life of Kathleen Ferrier. En 1988, Léonard, ancien producteur de télévision, réussit à convaincre Winifred Ferrier, de le laisser écrire une précieuse biographie sur sa soeur. Leonard eut le privilège de rencontrer et de correspondre avec tous ceux connurent Ferrier, de son professeur de chant Roy Henderson à son assistante néo-zélandaise Bernie Hammond.


Christopher Fifield: Ce chef d'orchestre anglais et musicologue est l'éditeur de Letters and  Diaries of Kathleen Ferrier (2003 et réédité en 2011), un recueil rassemblant tous les écrits connus signés par Kathleen Ferrier. Fifield nous accompagna à Glyndebourne où il travailla comme répétiteur pendant douze ans. Au Musée de Blackburn, Fifield lit des extraits des lettres et des agendas de Kathleen Ferrier, partageant la chaleur, l'humour et la générosité de sa plume

 


Dr Roy Newsome

Dr Roy Newsome
© Philippe Vandendriessche

Wingates Band, sous la baguette de Dr Roy Newsome. Nous filmons près de Bolton, dans le Lancashire, la fanfare de Wingates, un ensemble de la plus haute réputation, issu de la grande tradition musicale du Nord de l'Angleterre. La formation de ce brass band remonte à 1873. Il était originellement composé de mineurs, aujourd'hui ce brass band regroupe des jeunes interprètes de la région. Dr Roy Newsome dirige pour nous Blow The Wind Southerly, écho de la mélodie chantée a capella par Kathleen Ferrier. Triste note,  Dr Roy Newsome décède peu de temps après notre tournage.

 



Michael Kennedy

Michael Kennedy
© Philippe Vandendriessche

Michael Kennedy est le critique musical le plus respecté d'Angleterre et l'auteur de nombreuses biographies, entre autres de Richard Strauss, Sir Edward Elgar, Vaughan Williams, Sir Adrian Boult, Benjamin Britten et Sir John Barbirolli.  Kennedy fut un témoin privilégié de la relation de  travail et de l'amitié que Sir John Barbirolli, le grand chef d'orchestre à la tête du Hallé, à Manchester, portait à Kathleen. Michael Kennedy assista à de nombreux concerts avec Ferrier dont le Messie de Haendel et le Rêve de Gerontius d'Elgar.




 

Elizabeth Dunlop

Elizabeth Dunlop
© Philippe Vandendriessche

Elizabeth Dunlop est la dernière venue dans le champ des études sur Kathleen Ferrier. Elle nous rejoint à Edimbourg, à Heriot Row, dans la magnifique demeure de Rosalind et Alec Maitland.  Dans Kathleen Ferrier North of the Border (2010), l'écossaise Elizabeth Dunlop nous fait apprécier le couple de mécènes qui ont soutenu Kathleen Ferrier de ses débuts en 1943 jusqu'à son décès. Rosalind Maitland, la grande dame de la musique d'Edimbourg, fut un des premiers guides de Kathleen Ferrier dans le chant allemand et le lieder. Alec Maitland était quant à lui grand collectionneur de tableaux impressionnistes (légués à la Scottish National Gallery). Pour l'anecdote, dans son salon, Alec Maitland avait suspendu l'Opus 1 Ready for the Off, le tout premier tableau peint par Kathleen Ferrier

 



Jonathan Mills

Jonathan Mills
© Philippe Vandendriessche

Jonathan Mills: Le compositeur australien, directeur du Festival d'Edimbourg, évoque l'édition fondatrice du Festival en 1947 qui scella la rencontre entre Kathleen Ferrier et le chef d'orchestre Bruno Walter, son mentor. Kathleen Ferrier apprécia tant ce festival, tremplin de sa carrière internationale, qu'elle y apporta sa contribution pendant six années d'affilée.




Boris Terk

Boris Terk
© Philippe Vandendriessche

Boris Terk nous reçoit chez lui à Paris. Il est l'auteur de A Voice is a Person (2010), un essai sur les mystères des rapports entre anatomie et gravure, et sur les questions portant sur la voix et la personne. L'affinité profonde de Kathleen Ferrier pour le chant de Mahler fait l'objet d'un chapitre particulier de son ouvrage. Boris Terk est aussi le traducteur français de Klever Kaff de Ian Jack.




Michael Jacobson

Michael Jacobson
© Philippe Vandendriessche

Michael Jacobson: Ancien correspondant de la BBC en France, Michael Jacobson a pris sa retraite dans le Périgord. Il nous rejoint à Paris pour nous parler de son père Maurice Jacobson, un musicien anglais de grand renom. Maurice Jacobson, président du jury au Festival de Carlisle (1937), fut le premier à encourager Kathleen Ferrier à faire carrière dans le chant. Maurice Jacobson fut aussi le fidèle accompagnateur et coach de Kathleen pendant la guerre. Michael Jacobson, en permission de la Navy, passa des vacances en famille avec Kathleen. Il se souvient de leurs longues marches dans les collines de Cumbria au cours desquelles Kathleen répétait ses phrases musicales, au rythme de ses pas.



 

Nathalie Stutzmann

Nathalie Stutzmann
© Philippe Vandendriessche

Nathalie Stutzmann: Pour les amateurs de musique classique, nul besoin de présenter la contralto française Nathalie Stutzmann. A l'écoute des disques de Kathleen Ferrier, elle réalisa le potentiel de sa propre voix de contralto, la tessiture la plus grave dans le registre féminin. Elle nous confia que Kathleen Ferrier fut son modèle, et nous apprend qu'un contralto n'atteint sa maturité qu'à l'âge de 40 ans – l'âge auquel Kathleen Ferrier nous quitta.

Michael Jacobson
© Philippe Vandendriessche
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